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FIMA 2017 : UNE AVENTURE COMMUNE
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INTERVIEW Christian Gex, maire de Baccarat, et Richard Renaux, président de Baccarat Développement, avancent ensemble dans les préparatifs de la 4ème édition du Festival International des Métiers d’Art.

Une collaboration qui scelle l’héritage de Josette Renaux tout en se projetant dans l’avenir. Conversation entre M. le maire et M. le président.

Richard Renaux : La particularité du FIMA, c’est qu’il propose une rencontre unique entre les métiers d’art et la musique.

Christian Gex : Il y a de nombreux MOF (Meilleurs Ouvriers de France) à la Cristallerie de Baccarat et la Lorraine est terre de Métiers d Arts. Josette Renaux, feu le maire de Baccarat, qui a initié le projet il y a plus de six ans, a beaucoup voyagé.

R.R. : Elle a compris la richesse de ce patrimoine et voulait trouver un moyen de mettre à l’honneur ces métiers de l’ombre, ces métiers de création.

C.G. : La rencontre avec Yvan Cassar, très grand musicien et l’un des meilleurs arrangeurs français, a été déterminante pour y associer de la création musicale, pour apporter du beau et de l’excellence à Baccarat ville.

R.R. : Et en 2017, cette proximité entre les artisans et les artistes va prendre une nouvelle dimension avec le déménagement du village des métiers d’art !

Le village des métiers d’art s’installe dans le Parc Michaut

C.G. : C’est En effet, le village quitte la Place du Marché pour investir les allées du Parc Michaut. Le pont qui existait déjà entre métiers d’art et musique prend avec cette nouvelle disposition une dimension beaucoup plus concrète, qui nous tenait à tous particulièrement à cœur.

R.R : C’est un rapprochement qui fait sens ! Prolonger le village des métiers d’art par la scène devant laquelle se réunissent des milliers de spectateurs depuis 2010 ! La première édition avec Yvan Cassar a été exceptionnelle et tous les artistes qui ont participé au FIMA nous ont toujours offert des prestations d’une très grande qualité. Une autre spécificité majeure du festival, c’est qu’il s’agit d’un événement co-organisé par la Mairie et l’association Baccarat Développement.

C.G. : Tout à fait ! Josette Renaux pensait que pour pérenniser son projet, il fallait lui donner une forme associative, même si elle savait que sans une mairie engagée à ses cotés, ce serait impossible.

R.R. : Pour prolonger l’héritage de ma mère, qui adorait sa région Lorraine et qui partout dans le monde a été l’ambassadrice officieuse du Cristal de Baccarat, je tiens à pérenniser cette synergie entre la mairie et l’association afin d’offrir, sur ce territoire exceptionnel, de belles rencontres, de belles réalisations et une grande leçon de transmission. Vous-même, Christian, avez œuvré et œuvrez encore pour que l’ambition de Josette Renaux se perpétue.

C.G. : Effectivement, je me suis engouffré dans ce grand défi, en temps qu’adjoint d’abord, en 2010 et 2012, puis en temps que Maire succédant à Josette Renaux, qui n’avait pas terminé son mandat. En 2014, Karine, sa fille, a été très courageuse de reprendre le flambeau, dans des conditions très difficiles. Et maintenant, c’est vous Richard qui êtes président de l’association. Ensemble, nous allons mettre en œuvre une belle édition 2017.

Pour transmettre leur passion

R.R. : Tout en préservant l’essence même du FIMA ! Et en premier lieu, son Concours International des Métiers d’Arts. Les artisans d’art créateurs de haut niveau qui s’y présentent ont rapidement fait de cette compétition de l’excellence une véritable référence pour toute une profession.

C.G. : C’est aussi un village d’artisans d’art avec des exposants de qualité, qui proposent leurs produits et parfois des démonstrations. Vous parliez de transmission, on peut dire que ces exposants viennent à Baccarat pour transmettre leur passion.

R.R : La dimension internationale du FIMA me tient également à cœur et c’est pourquoi, en plus des représentants de la sphère des métiers d’art française, j’insiste pour inviter des artisans venus d’autres pays. Je dois encore taire le nom, également, des artistes connus et reconnus qui formeront notre prochain plateau de concerts gratuits. Mais à n’en pas douter, on peut compter sur l’engouement de tous autour du FIMA 2017.

C.G. : Les Bachamois et les Bachamoises, bien sûr, sont impatients de vivre cette quatrième édition. De même que tous les amateurs de métiers d’art dans le Grand Est. Et tous les artisans de France et d’Europe qui souhaitent apporter leur candidature au concours. Les équipes techniques travaillent déjà d’arrache pied pour les accueillir et les bénévoles, j’en suis convaincu, seront également de la partie pour faire de cette 4ème édition une réussite. C’est une commune toute entière, ses habitants, ses commerçants, qui se mobilise.

R.R. : Alors au boulot ! Le comité de pilotage et les élus de la mairie qui s’investissent dans le projet ont encore du pain sur la planche…

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