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2017
Jérôme Anthony au FIMA : « Donner le meilleur de soi-même »
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INTERVIEW Comme à chaque édition, le FIMA débute par une création exclusive. Cette année, c’est Jérôme Anthony qui relève le challenge avec un spectacle inédit, totalement dédié à la chanson française des années 60. Rencontre avec un animateur amoureux de musique et qui compte bien faire swinguer la foule.

Animer une émission devant des millions de téléspectateurs, vous maîtrisez sur le bout des doigts. Chanter devant 5000 personnes au FIMA : vous avez le trac ?

Terriblement ! Je suis totalement angoissé ! Même si je participe souvent à des concerts en tant qu’animateur. Cela dit, je suis plus détendu à l’idée d’avoir quelque chose à proposer. Le projet que je présente sur scène me tient particulièrement à cœur. Je n’ai pas envie d’être déçu et je n’ai pas envie de décevoir. C’est d’autant moins évident qu’on me connaît en tant qu’animateur, pas en tant que chanteur. Mais je crois à la force du concept qu’on propose et j’ai envie que le public passe un bon moment donc, ça devrait bien se passer. Après, si vous me reposez la même question une heure avant le spectacle…

Que vous inspire cette spécificité du FIMA, une rencontre unique entre métiers d’art et musique populaire ?

Inventer des choses, fabriquer des choses, je trouve ça formidable. Tous ces métiers méritent d’être mis en lumière ! Les artisans d’art sont aussi des artistes. Les rassembler en même temps que des artisans de la chanson, c’est faire du FIMA un événement populaire dans le bon sens du terme ! Et puis, finalement, avec le Mister Oz Big Band, on construit aussi quelque chose. On fabrique un spectacle de toutes pièces. Ce n’est pas le même travail, mais c’est la même motivation : donner le meilleur de soi-même.

« Si la télévision a joué un rôle important dans la concrétisation de ce spectacle, le FIMA m’offre une opportunité unique. »

Comment s’est concrétisée cette collaboration avec le Mister Oz Big Band ?

Thierry Cornolti, le tourneur qui organise le concert, a une formation de jazzman et connaît bien Damien Prudhomme, le musicien qui dirige ce Big Band. Et puis, je tenais m’appuyer sur une formation régionale, avec laquelle tourner peut-être, plus tard. Ce sont d’excellents musiciens, ils sont très sollicités et prennent beaucoup de plaisir à faire avec moi quelque chose de plus léger. Et puis, c’est une création totale. On reprend des tubes des années 60, certes, mais il faut les faire swinguer, il faut réécrire tous les arrangements. J’ai une vision assez précise de ce que je veux. J’ai envie de retrouver l’ambiance des casinos de Las Vegas, façon Ratpack, mais à la Française. Un peu dans l’esprit de ce que pouvait faire Sacha Distel.

Vous seriez prêt à délaisser la télévision pour la chanson ?

On ne va pas se mentir : si j’ai la possibilité de monter ce spectacle, c’est grâce à la télévision. Mais en tant qu’animateur, on n’est pas maître du jeu, on ne produit pas. Là, ce qui me fait plaisir, c’est de pouvoir créer quelque chose. Et en même temps, ça rejoint tellement l’univers des Carpentier, qui produisaient des émissions de variété à la télévision, justement, que je me sens parfaitement à l’aise avec ce choix musical. Je ne veux pas changer de personnage ou de rôle. Je me considère comme un saltimbanque et cet esprit positif que j’aime transmettre est le même, que ce soit à la télévision ou en chanson. Et si la télévision a joué un rôle important dans la concrétisation de ce spectacle, je dois également beaucoup à la ville de Baccarat. Le FIMA m’offre une opportunité unique. Sans ce point de départ, je ne pouvais pas démarrer mon projet.

La question crève-cœur pour terminer : si vous deviez établir un Top 5 des chansons de votre spectacle ?

Un top 5, c’est difficile. Je les aime toutes. Parmi les tubes des années 60 que nous allons jouer, j’avoue qu’entre « Aline » « N’avoue Jamais » « Capri c’est fini », « Les Neiges du Kilimanjaro » et bien d’autres, j’ai un petit faible pour « Laurette » de Michel Delpech.

Ce spectacle était aussi l’occasion de redécouvrir une chanson que j’avais complètement oubliée, « Accroche un ruban », de Sacha Distel justement, que je citais en modèle. Il existe une version studio et une version arrangée pour… un big band. Ça tombait sous le sens de la reprendre et je suis fier d’avoir l’occasion de la chanter !

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